L’Intelligence Artificielle, c’est quoi ? Quel intérêt pour les TPE/PME ?

Anderson PEROU

Mercredi 19 février la Commission européenne dévoilait les lignes directrices de sa politique pour le développement de l’intelligence artificielle.

L’objectif de la commission : Le partage des données et le développement d’une intelligence artificielle « responsable » ; Rattraper le retard accumulé face aux géants américains et chinois pour préserver sa souveraineté technologique.

« Je souhaite que l’Europe numérique reflète le meilleur de notre continent : l’ouverture, l’équité, la diversité, la démocratie et la confiance » Ursula Von der Leyen, Présidente de la Commission européenne.

On parle d’I.A. dans tous les domaines : téléphonie mobile, automobiles, médecine, reconnaissance vocale…

Bounce-in-Blue votre copilote vous raconte toute l’histoire de l’intelligence artificielle. Son utilisation aujourd’hui et quelles sont les opportunités qui s’offrent aux entreprises pour l’avenir.

Définition de l’Intelligence Artificielle
L’intelligence artificielle vise à mimer le fonctionnement du cerveau humain. Penser comme un humain pour prendre des décisions. L’IA se retrouve implémentée dans un nombre grandissant de domaines d’applications.

La notion voit le jour dans les années 1950 grâce au mathématicien Alan Turing. Dans son livre Computing Machinery and Intelligence, ce dernier soulève la question d’apporter aux machines une forme d’intelligence. Alors il a inventé un test aujourd’hui connu sous le nom « Test de Turing ». Dans lequel un sujet interagit à l’aveugle avec un autre humain. Puis avec une machine programmée pour formuler des réponses sensées. Si le sujet n’est pas capable de faire la différence, alors la machine a réussi le test. Et selon l’auteur on peut véritablement la considérée comme « intelligente ».

Les différents types d’intelligence artificielle et son potentiel
Suite à l’évolution des travaux qui lui sont confiés, l’intelligence artificielle a atteint différents niveaux.

Maintenant nous avons le chatbot générique. Ou l’assistant personnel virtuel comme Siri d’Apple, Alexa d’Amazon, Google Assistant. Que l’on catégorise de I.A. faible.

Mais un système de gestion de fonds automatique en finance existe. Une aide au diagnostic en médecine également. Une évaluation des risques dans le domaine des prêts bancaires ou des assurances. Et un allié décisionnel sur le terrain militaire. C’est ce qu’on appelle l’intelligence artificielle forte.

Il existe une classification plus poussée de ces différents niveaux d’intelligence artificielle. C’est celle d’Arend Hintze professeur en biologie intégrative et ingénierie informatique à la Michigan State University.

L’évolution de l’Inteligence artificielle
Evolution IA. source sciencesetavenir.fr

Aujourd’hui l’intelligence artificielle est partout

En santé : Le but c’est l’amélioration de la prise en charge des patients et la réduction des coûts.L’I.A. analyse donc les données des patients, ainsi que d’autres sources de données. Pour formuler une hypothèse qu’il présente avec un score de fiabilité. Les autres applications de l’IA comprennent d’une part les chatbots, pour répondre aux questions des patients. Les aider à prendre des rendez-vous de suivi ou les guider dans le processus de facturation. Et les auxiliaires médicaux virtuels qui donnent des avis médicaux élémentaires.

En entreprise : L’automatisation robotisée des processus s’applique aux tâches extrêmement répétitives. Habituellement réalisées par des personnes (ex. :envoi de mail, newsletter). On intègre actuellement des algorithmes d’apprentissage automatique dans les plateformes d’analyse et de CRM. Afin de dénicher des informations qui serviront à mieux servir les clients.

L’enseignement : Va permettre d’automatiser la notation et faire gagner du temps aux enseignants. Elle peut évaluer les élèves et étudiants et s’adapter à leurs besoins pour qu’ils travaillent à leur propre rythme.

Ce qui va permettre de changer les lieux et les modes d’apprentissage des étudiants, elle pourrait même remplacer certains enseignants (exemple : open classrooms)

La finance : appliquée à la gestion de comptes personnels comme dans les logiciels Mint ou Turbo Tax bouscule le secteur financier. De telles applications pourraient collecter des données personnelles et fournir des conseils financiers.

L’industrie : Ce secteur est à la pointe de l’intégration des robots aux chaînes de travail. Les robots industriels servaient à réaliser des tâches simples, à l’écart des ouvriers. Cependant les avancées technologiques ont changé la donne.

En 2015 le marché de l’intelligence artificielle pesait 200 millions de dollars. Aujourd’hui on estime qu’en 2025, il s’élèvera à près de 90 milliards de dollars.

En quelques années l’intelligence artificielle est devenue incontournable.

Voilà pourquoi aujourd’hui toute les grandes entreprises : Google, Microsoft, Apple, IBM ou encore Facebook planchent sur les problématiques de l’intelligence artificielle.

Google Assistant, l’I.A. made in google
Google Assistant, l’I.A. made in google
Tesla et l’intelligence artificielle
Tesla et l’intelligence artificielle

Essayant de l’appliquer à quelques domaines précis.

Chacun a ainsi mis en place des réseaux de neurones artificiels constitués de serveurs. Permettant de traiter de lourds calculs au sein de gigantesques bases de données.

L’avenir de l’intelligence artificielle et son rôle dans les entreprises.

Dans le document d’une trentaine de pages que la commission a monté pour la mise en place de la stratégie de données personnelles.

L’un des objectifs principal de cette stratégie : Faire émerger des pôles d’excellence.

Et tous les acteurs auront leur rôle à jouer. D’ailleurs les PME et startups bénéficierons d’un accès facilité aux technologies d’IA. Et de financements spécifiques.

« Les PME et les startups auront besoin d’un accès au financement pour adapter leurs processus ou pour innover en utilisant l’IA. Avec le futur fonds d’investissement pilote de 100 millions d’euros dans le domaine de l’IA et de la blockchain, la Commission prévoit d’améliorer encore l’accès au financement dans le domaine de l’IA”, indique le document.

Le secteur privé sera « pleinement associé à la définition du programme de recherche et d’innovation » en matière d’IA. Il sera également mis à contribution pour le cofinancer, d’où un droit de regard extensif. Tandis que le secteur public devra être encouragé à adopter l’IA. « Il est essentiel que les administrations publiques, les hôpitaux, les services d’utilité publique et de transport, les autorités de surveillance financière et d’autres domaines d’intérêt public commencent rapidement à déployer dans leurs activités des produits et des services fondés sur l’IA. »

Dans cette guerre lancée contre la Chine et les États-Unis déjà très présent sur ce secteur. L’Union Européenne mise beaucoup sur ses entreprises :

“Notre stratégie englobe des domaines aussi variés que la cybersécurité, les infrastructures critiques, la formation numérique, les compétences, la démocratie et les médias…” La présidente de la Commission, Mme Ursula von der Leyen.

«Nous voulons que chaque citoyen, chaque travailleur, chaque entreprise ait une possibilité réelle de tirer parti des avantages de la numérisation. Qu’il s’agisse de conduire en toute sécurité ou en polluant moins. Grâce aux voitures connectées, ou même de sauver des vies à l’aide d’une imagerie médicale fondée sur l’intelligence artificielle. Qui permet aux médecins de diagnostiquer des maladies plus précocement que jamais. » Mme Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive pour une Europe adaptée à l’ère du numérique.

En vue de toutes ces déclarations nous croyons que nos startups et PME françaises. Aurons désormais l’aide de l’Union Européenne. Pour les accompagner dans leur développement ou lors de leur création.

Notons que jusqu’à présent la transformation digitale des PME est le point faible de la France.

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